Dix ans après l’attentat de Nice : « La justice n’est pas passée sur le volet sécuritaire »
Dix ans après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, qui a causé la mort de 86 personnes et blessé 450 autres, l’avocate Virginie Leroy, représentant deux associations de victimes, fait le point sur les procédures judiciaires en cours. Ses clients continuent de s’interroger sur le dispositif de sécurité mis en place ce soir-là.
Alors que la ville de Nice commémore cet événement tragique, Me Leroy souligne l’importance du volet judiciaire pour la reconstruction des victimes. Bien que le procès pénal des complices du terroriste ait permis une première reconnaissance, il n’a pas répondu aux attentes fondamentales des victimes. Ces dernières cherchent à comprendre comment un événement festif national a pu se transformer en un tel drame, en particulier concernant le dispositif de sécurité. « Comment est-ce qu’un camion a pu aussi facilement entrer sur cette zone sanctuarisée, cette zone piétonne et avoir le loisir de manœuvrer pour faire un maximum de victimes ? Je suis convaincue qu’il y a des responsabilités et que ce dispositif était quasi inexistant », explique-t-elle.
Actuellement, une information judiciaire est ouverte et a été délocalisée à Marseille. Un procès ne pourra avoir lieu qu’une fois cette enquête terminée, et pour le moment, il n’y a aucune mise en examen.
Cet article met en lumière les préoccupations persistantes des victimes et souligne les questions autour de la sécurité lors de cet événement tragique.
Source : Interview de Me Virginie Leroy
