Six victimes à Nice, récidive à Aix, mode opératoire similaire. Comment un violeur en série azuréen est retourné en prison, accusé d’un nouveau crime

Six victimes à Nice, récidive à Aix : le retour en prison d’un violeur en série

Christian Egloff, un homme de 47 ans, a été mis en examen et écroué le dimanche 12 juillet 2026, soupçonné d’avoir violé une étudiante à Aix-en-Provence. Ce nom est tristement connu des enquêteurs de la brigade criminelle de Nice, qui l’avaient interpellé en novembre 2010 après une série d’agressions.

Entre novembre 2010 et mai 2011, Egloff avait commis six crimes à caractère sexuel à Nice, visant des jeunes femmes âgées de 16 à 28 ans. Ces actes comprenaient des viols, des tentatives de viol et des agressions sexuelles, souvent accompagnés d’enlèvements, de séquestrations et d’extorsion.

Même mode opératoire

Le mode opératoire d’Egloff lors de ses précédentes agressions est similaire à celui utilisé dans l’attaque récente. Dans la nuit du 10 au 11 juillet, une étudiante de 19 ans, sortant de sa résidence universitaire, a été contrainte à monter dans un véhicule sous la menace d’une arme. Le procureur d’Aix-en-Provence a confirmé que l’agresseur l’a emmenée plusieurs kilomètres plus loin pour la violer.

Une source policière a rapporté que la victime avait réussi à appeler le 17 sans parler, signalant la gravité de la situation. Malgré la mobilisation des équipes de nuit, elles n’ont pas pu localiser la voiture à temps.

Libéré depuis un mois

Le suspect, qui avait été libéré le 6 juin 2026 après avoir purgé quinze ans de réclusion, avait exécuté ses six derniers mois sous un régime de placement extérieur, « sans incident », selon le procureur d’Aix-en-Provence. Lors de sa libération, il était soumis à un suivi socio-judiciaire, après avoir purgé une peine de 18 ans de réclusion, prononcée en 2013.

Enfance chaotique

Christian Egloff avait reconnu cinq des six crimes lors de son procès en 2013. Son enfance a été marquée par l’abandon et des placements successifs en familles d’accueil, avant de trouver une certaine stabilité avec des parents adoptifs. Malgré cette stabilité, il n’a pas échappé à la délinquance.

Aveux en garde à vue

Lors de sa première audition après son arrestation, Egloff aurait avoué les faits. Il a été présenté à un juge d’instruction et mis en examen pour enlèvement, séquestration, viols et agressions sexuelles, avec menace ou usage d’une arme, et menaces de mort, cette fois-ci sous le régime de la récidive légale.

Source : La Provence.

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