Amnesty International dénonce la quatrième expulsion de migrants par les États-Unis vers un pays africain
Publié le : 13/07/2026 – 07:29
Amnesty International a récemment dénoncé l’expulsion de onze migrants vers l’Eswatini, un transfert qui a eu lieu le 8 juillet. L’ONG appelle les autorités de ce pays à divulguer l’identité de ces individus, les conditions de leur détention, ainsi que le fondement juridique de celle-ci. Amnesty considère que ces expulsions, déjà observées dans d’autres pays africains tels que le Soudan du Sud, le Ghana et le Cameroun, sont illégales car elles ne respectent pas les garanties procédurales établies par le droit international.
Nkanyiso Mtolo, responsable de la campagne régionale pour Amnesty en Afrique de l’est et australe, a souligné que les États africains devraient refuser de collaborer avec cette politique américaine. La Commission africaine des droits humains et des peuples a également qualifié ces expulsions de violation de la Charte africaine, en raison de leur incompatibilité avec des principes fondamentaux, tels que le droit d’un individu à contester son expulsion et à être protégé contre le risque de refoulement vers un pays où il pourrait subir des violations des droits humains.
Mtolo a qualifié le soutien de la Commission africaine de « très encourageant », mais a insisté sur la nécessité d’une réponse collective. Il a appelé les communautés économiques régionales, telles que la SADC, à qualifier ces expulsions de pratiques abusives et contraires aux droits humains, tout en veillant à ne pas devenir complices d’une externalisation des obligations en matière de droits humains.
Source : RFI
