Pourquoi la « coalition des volontaires pour l’Ukraine » bouscule les codes de l’Otan
Emmanuel Macron a organisé, le 13 juillet 2026, à Paris, un sommet réunissant 37 pays, en présence du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Cet événement est perçu comme un signe fort du « réveil stratégique » que l’Europe souhaite engager face aux menaces de la Russie et aux dynamiques de désengagement des États-Unis.
La « coalition des volontaires pour l’Ukraine » vise à garantir la sécurité de Kiev, notamment en cas de cessez-le-feu, qui reste à ce jour hypothétique. Au-delà des engagements politiques, cette coalition pourrait représenter un futur « pilier européen de l’Otan ». Un État-major permanent franco-britannique, basé au Mont-Valérien près de Paris, a déjà été établi pour la planification, une tâche traditionnellement dominée par les États-Unis au sein de l’Otan.
Tous les plans de déploiement de cette coalition sont désormais considérés comme « prêts », selon des sources élyséennes. Des exercices et manœuvres militaires, tant au sol qu’en mer et dans les airs, seront nécessaires pour tester la crédibilité de ces plans. Les modalités de ces mises à l’épreuve seront discutées lors du sommet.
Par ailleurs, la défense antimissile européenne sera également à l’ordre du jour, avec des discussions sur la production de missiles antimissiles Patriot en Ukraine, ainsi que l’intégration de systèmes de défense supplémentaires, tels que les batteries franco-italiennes Mamba. Jusqu’à présent, la défense antimissile en Europe reposait principalement sur les systèmes américains AEGIS de l’Otan.
Cette initiative marque un tournant dans la manière dont l’Europe aborde sa défense collective, en cherchant à réduire sa dépendance envers les États-Unis tout en renforçant sa capacité à répondre aux menaces extérieures.
Source : Franceinfo