Les canicules à répétition mettent la santé mentale à rude épreuve : « J’ouvre à peine mes volets et j’angoisse dès qu’il y a du soleil »
La canicule suscite une angoisse croissante parmi la population. Alors que les vagues de chaleur se succèdent, de nombreux internautes partagent leur expérience d’éco-anxiété sur les réseaux sociaux. Cette détresse, souvent ressentie par les jeunes, se traduit par une « peur chronique d’un environnement condamné », selon l’Association américaine de psychologie. Cela reflète un sentiment d’impuissance face aux conséquences du réchauffement climatique.
Noémie, une jeune femme du nord-est de la France, a exprimé sur TikTok que les températures élevées de juin lui ont laissé un sentiment de « syndrome post-traumatique ». Bien que cette affirmation puisse sembler exagérée, elle témoigne d’une réalité préoccupante. Auprès du HuffPost, elle confie souffrir de « crises d’angoisse » dès que le thermomètre grimpe. « Dès que je marche au soleil, je suis immédiatement angoissée. J’ai des vertiges, je ne me sens pas bien », explique-t-elle. Dans son logement, elle vit dans une ambiance de chaleur constante, craignant d’ouvrir ses volets.
La canicule exacerbe les troubles d’anxiété de Noémie, qui suit un suivi psychologique. Elle avait réussi à stabiliser ses crises, mais la chaleur a ravivé ses angoisses. « Avec la chaleur caniculaire, ça m’a rattrapé, alors que cela faisait des années que j’étais tranquille », déplore-t-elle.
La psychologue Hélène Jalin souligne que la canicule aggrave l’état des personnes éco-anxieuses, ravivant le sentiment d’urgence et la peur d’un avenir encore plus chaud. Noémie, déjà sensible au dérèglement climatique, a décidé de ne pas avoir d’enfant, craignant un avenir incertain pour les nouvelles générations.
« Je suis inquiète pour les futures générations, mais même pour ma génération. En 2050, on annonce des températures de 50 degrés. C’est vital de se poser la question du dérèglement climatique », conclut-elle.
Source : HuffPost
