Une arme de guerre : le parquet anti-terroriste saisi après l’évacuation de 300 personnes pour déminer un « véhicule suspect » à Sarcelles
L’opération de police a été menée samedi soir après le signalement d’un « véhicule suspect » stationné près de la grande synagogue de Sarcelles, dans le Val-d’Oise. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé la découverte d’armes.
300 personnes ont été évacuées d’un quartier de Sarcelles suite à l’alerte concernant un « véhicule suspect », alors que le renseignement intérieur craignait que la voiture puisse être utilisée contre la communauté juive, selon une source policière. Cette intervention a été confirmée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a évoqué l’identification d’un « véhicule suspect » à proximité de la synagogue. Il a également confirmé la découverte d' »une arme longue, une arme de guerre » à l’intérieur.
« Nous ne connaissons pas encore les motifs », a déclaré Laurent Nuñez, ajoutant que « les personnes ne sont pas encore identifiées » à ce stade.
Suite aux déclarations du ministre, le parquet national anti-terroriste (Pnat) a annoncé s’être saisi de l’affaire, après la découverte d’armes et de chargeurs de munitions dans le véhicule. Une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes et de transport, détention, acquisition d’armes de catégorie A et B en relation avec une entreprise terroriste ».
Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire. Lors de l’opération, un périmètre de sécurité a été établi autour de la voiture, stationnée dans un quartier passant. Un cinéma et des restaurants ont été évacués en début de soirée. Selon l’AFP, les démineurs n’ont trouvé aucun explosif dans le véhicule.
Source : AFP.