Or: la redistribution des investissements rebat les cartes en Afrique de l'Ouest - Afrique économie

Or : la redistribution des investissements rebat les cartes en Afrique de l’Ouest

Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Ghana renforcent leur contrôle sur leur secteur aurifère, les compagnies minières internationales réorientent leurs investissements vers des pays jugés plus prévisibles. La Côte d’Ivoire, la Guinée, mais aussi la Mauritanie et le Sénégal espèrent profiter de cette redistribution.

La ruée vers l’or se poursuit en Afrique de l’Ouest. Les États multiplient les efforts pour attirer les investissements dans l’exploration et l’exploitation aurifères. Dans ce contexte, la Côte d’Ivoire et la Guinée apparaissent aujourd’hui comme les destinations les plus attractives pour les groupes miniers, profitant notamment des hésitations des investisseurs à développer de nouveaux projets au Mali, au Burkina Faso ou au Ghana.

En Côte d’Ivoire, le projet Koné entrera en production avant la fin de l’année, avec plusieurs mois d’avance sur le calendrier initial. Située près de la frontière malienne, cette future mine continue de gagner en importance : ses ressources sont désormais estimées à plus de 6,3 millions d’onces d’or. La société canadienne Montage Gold poursuit parallèlement ses investissements dans le pays, avec l’acquisition du projet Didievi auprès d’African Gold.

La Côte d’Ivoire et la Guinée profitent d’un contexte régional marqué par la prudence des grands groupes miniers. Au Mali, au Burkina Faso et au Ghana, les gouvernements ont engagé une reprise en main de leur secteur aurifère, en renforçant le contrôle public et en augmentant la part des revenus captée par l’État.

La Mauritanie entend également tirer parti de cette redistribution des investissements, mettant en avant son potentiel géologique et un cadre réglementaire jugé rassurant. Le Sénégal souhaite développer davantage son industrie aurifère, avec trois mines industrielles déjà en activité dans la région de Kédougou, exploitées par Endeavour Mining et Resolute Mining. Cependant, les audits lancés par le nouveau gouvernement sur plusieurs contrats miniers suscitent des interrogations chez certains investisseurs.

En 2025, le secteur minier représentait environ 4 % du PIB sénégalais et 31 % des exportations du pays. Avec une production de 10,4 tonnes d’or, le métal jaune constitue désormais la première ressource minière du Sénégal.

Source : RFI

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