Alan Geaam : Quand le Liban rencontre la France dans l’assiette
Publié le 12/07/2026 à 16:00
Le chef d’origine libanaise Alan Geaam fait partie depuis huit ans du cercle des chefs étoilés français, une ascension qu’il doit à sa persévérance après avoir traversé des mois de difficultés.
Né au Libéria et ayant grandi au Liban, Alan Geaam a appris la cuisine en regardant des émissions de chefs renommés comme Paul Bocuse et Paul Robuchon. Son parcours en France a débuté par un passage dans un restaurant où il a intégré progressivement des produits libanais dans sa cuisine. Ce mélange a conduit à l’obtention d’une étoile au guide Michelin en 2018.
Arrivé à Paris à l’âge de 24 ans, en 1999, avec seulement 200 francs en poche et sans parler français, Geaam a d’abord travaillé dans plusieurs emplois. Il a commencé comme plongeur dans un snack libanais et a rapidement été propulsé chef par intérim. En 2007, il a ouvert son premier restaurant, l’Auberge Nicolas Flamel, et une seconde acquisition a suivi dix ans plus tard, marquant son retour à ses racines culinaires.
À travers sa cuisine, Geaam a commencé à intégrer des éléments libanais, tels que le zaatar et la mélasse de grenade, dans ses plats français. Cette fusion a été saluée par le guide Michelin, qui a reconnu son talent. Actuellement, il arbore les drapeaux français et libanais sur son col de chef, ayant acquis la nationalité française.
Geaam a exprimé le désir de transmettre un message d’espoir aux jeunes sans diplômes et aux migrants en difficulté, leur rappelant qu’il est possible de réussir à travers le travail. Il a également créé un village gastronomique libanais à Paris, mettant en avant des spécialités de la street food comme le man’ouché.
Avec un rêve de décrocher une deuxième étoile Michelin, Alan Geaam continue de défendre et de promouvoir la cuisine libanaise en France, espérant inspirer d’autres à suivre ses pas.
Source : Franceinfo