Fin juin, les sols bretons affichaient un niveau de sécheresse digne d’une fin août

Sécheresse précoce en Bretagne : un constat alarmant au 30 juin

Au 30 juin, l’indice d’humidité des sols bretons affichait un niveau de sécheresse correspondant habituellement à la fin du mois d’août, marquant un décalage de deux mois et soulignant la gravité de la situation dans la région. Ce phénomène est attribué à une combinaison de conditions climatiques défavorables, notamment une canicule précoce.

Selon le dernier bulletin climatologique régional de Météo-France, la situation des sols bretons était déjà préoccupante avant l’arrivée de la vague de chaleur. Suite à la canicule de fin mai, le niveau d’humidité des sols avait atteint un stade de sécheresse inhabituel pour cette période de l’année. Bien que des pluies entre le 1er et le 11 juin aient temporairement amélioré la situation, celles-ci n’ont pas suffi à reconstituer les réserves hydriques. En effet, la Bretagne a enregistré seulement 39,6 mm de précipitations en moyenne durant le mois de juin, soit un déficit de près de 30 % par rapport aux normales de 1991 à 2020.

À partir du 12 juin, des conditions anticycloniques ont favorisé un temps chaud et ensoleillé. Entre le 21 et le 25 juin, la Bretagne a connu une canicule exceptionnelle, avec des températures atteignant 42,5 °C à La Noé-Blanche (Ille-et-Vilaine), établissant un nouveau record régional. Cette chaleur a entraîné une évaporation rapide de l’eau des sols.

Les orages survenus les 25 et 27 juin, bien qu’ils aient apporté des précipitations importantes localement (jusqu’à 15,2 mm en 30 minutes à Fougères), n’ont pas inversé la tendance. Leur répartition inégale et leur intensité ont limité leur capacité à infiltrer l’eau dans les sols, entraînant un ruissellement.

Au 30 juin, l’indice d’humidité des sols a atteint un seuil de sécheresse rarement observé aussi tôt dans la saison. Ce constat, déjà alarmant à la fin juin, s’est aggravé avec la canicule actuelle, qui ne devrait pas améliorer la situation sans pluies significatives pour recharger les sols.

Alors que la saison estivale débute, les inquiétudes persistent quant à l’état des sols bretons et à leurs conséquences pour les mois à venir.

Source : Météo-France, Le Télégramme.

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