Martine et Aurélie Toulon : Héroïnes du quotidien au bureau de tabac « Le d’Artagnan » à Auch

Martine Toulon et sa fille, Aurélie, gèrent le bureau de tabac-épicerie « Le d’Artagnan », situé au pied de l’escalier monumental à Auch. Cette aventure familiale s’étend sur trente-six ans, témoignant d’un enracinement profond dans la vie locale.

Au 59 boulevard Sadi Carnot, l’ambiance est conviviale. Pascale Pellier, professeur de danse et voisine, apprécie de faire ses courses dans ce commerce de proximité, où elle trouve « deux ou trois bricoles qui lui manquent », évitant ainsi les grandes surfaces. « Le D’Artagnan » offre une large gamme de produits, allant des friandises pour les collégiens aux glaces en été, en passant par des souvenirs pour les touristes.

Aurélie, 47 ans, se remémore ses années scolaires, montant et descendant l’escalier monumental au moins quatre fois par jour. Sa mère, Martine, aujourd’hui âgée de 70 ans, continue de servir les clients avec la même énergie qu’en 1990, lorsqu’elle a quitté la Picardie pour s’établir à Auch.

Martine explique : « Lorsque j’ai repris, ça ne faisait que presse, loto et tabac. Avec la hausse des prix des paquets, il a bien fallu faire beaucoup d’autres choses. » En près de quatre décennies, elle a vu défiler de nombreux clients et joueurs de la Française des Jeux, laissant derrière eux des souvenirs marquants.

Aurélie évoque des moments mémorables, comme celui où une cliente âgée lui a demandé si elle avait gagné au Loto. Après avoir discrètement noté la somme de 45 000 euros, Aurélie a pris soin d’expliquer à la cliente qu’elle devait se rendre à Toulouse pour récupérer son gain.

En 2007, un autre client a eu la chance de participer à un jeu à Paris, mais est rentré un peu déçu, bien qu’il ait gagné 20 000 euros. Ces anecdotes illustrent l’importance de ce commerce dans la vie locale.

Depuis quelques années, « Le D’Artagnan » bénéficie d’une nouvelle dynamique grâce à l’instauration de places de stationnement en zone bleue, facilitant l’accès au commerce. Cela permet de renouveler l’intérêt des clients, bien que Martine n’ait pas besoin de cela pour maintenir son activité.

Source : La Dépêche du Midi.

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