Cameroun : Le gouvernement annonce la fermeture de 1 400 églises de réveil
Le ministre de l’Administration territoriale du Cameroun a annoncé la fermeture de 1 400 églises de réveil jugées illégales. Cette décision fait suite au décès d’une fillette de 11 ans fin juin, dont la présumée responsable serait membre d’une de ces églises. La me suscite des réactions au sein de la communauté, certains évoquant une persécution, tandis que d’autres cherchent à se rattacher à des églises légalement reconnues.
Dans le Nouveau Quartier à Étoudi, la vie religieuse continue de vibrer malgré les tensions. Des chants et des battements de mains résonnent alors que les fidèles se préparent pour un culte. Un membre d’une église a déclaré : « Nous, on vient seulement à l’église, on ne cherche pas à savoir si c’est légalisé ou pas. On vient chercher Dieu. »
Dans une autre église, le pasteur Guy a précisé que son assemblée est affiliée à une confession reconnue par l’État, affirmant : « Nous ne sommes pas là pour piétiner les os ou dépouiller les hommes. Ce n’est pas la mission que le Seigneur nous a envoyés. »
Le gouvernement justifie cette opération par la prolifération des lieux de culte non réglementés, exacerbée par le meurtre de la fillette, attribué à une fidèle influencée par un prétendu prophète. En 2025, près de 200 églises de réveil avaient déjà été fermées dans le 4e arrondissement de Yaoundé.
Source : RFI
