Marion refuse d’utiliser l’IA au travail : “Produire plus ? On produit déjà largement assez”
Dans une récente réunion d’équipe, le directeur de projet a interrogé les collaborateurs sur l’adoption d’un nouvel outil d’intelligence artificielle (IA). Parmi la dizaine de participants, seule Marion, 26 ans, a exprimé son refus de l’utiliser. Elle a déclaré : « Tant qu’on ne pilote pas les coûts environnementaux de cette IA, je refuse de m’en servir. » Cheffe de produit pour la filiale française d’un groupe anglais de grande distribution, Marion incarne une génération soucieuse des enjeux écologiques.
Marion, qui privilégie un mode de vie éthique et durable, choisit avec soin ses aliments, opte pour des vêtements de seconde main et s’engage dans le tri de ses déchets. Elle a affirmé : « Je suis dans l’action face à l’urgence écologique. Par exemple, je ne prends plus d’avion pour partir en vacances ! »
Son refus d’adopter l’IA dans son travail souligne une préoccupation croissante parmi les jeunes professionnels concernant l’impact environnemental des technologies. Alors que les entreprises cherchent à optimiser leur production, Marion rappelle que la question de la durabilité doit primer sur l’augmentation de la productivité.
Cette position met en lumière un dilemme auquel de nombreux travailleurs sont confrontés : comment équilibrer les exigences professionnelles avec des valeurs personnelles liées à l’environnement. La pression économique sur les entreprises pourrait toutefois intensifier les débats autour de l’utilisation de l’IA, rendant la situation encore plus complexe.
Source : Nouvel Obs
