« Nous sommes là pour sauver la France » : Edwige Diaz au cœur de la campagne présidentielle
Deux jours après la décision de la Cour d’appel de Paris confirmant la culpabilité de Marine Le Pen tout en la rendant de nouveau éligible, Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement national (RN), était l’invitée de L’Atelier politique. La députée de la Gironde a abordé le tournant judiciaire de la semaine et le lancement de la campagne présidentielle, répondant aux questions de Frédéric Rivière.
Une décision qui rebat les cartes
Le mardi 7 juillet 2026, la Cour d’appel de Paris a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens, tout en réduisant sa peine. Edwige Diaz a souligné que deux éléments sont essentiels : « Marine Le Pen a retrouvé son éligibilité », et elle a réaffirmé la conviction de son innocence. La présidente du RN a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, ce qui la fait redevenir présumée innocente.
Une bataille politique
Interrogée sur la longévité du système accusé, Diaz a contesté les accusations, affirmant que la décision de la Cour n’est qu’une étape parmi d’autres. Elle considère cette affaire comme une manœuvre politique de la part d’opposants cherchant à nuire au RN.
Le pari du calendrier judiciaire
Le caractère suspensif du pourvoi en cassation soulève des débats juridiques. Le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a indiqué vouloir statuer avant le premier tour de la présidentielle. Diaz, quant à elle, préfère ne pas anticiper cette décision, affirmant qu’ils ne vont pas « faire de politique juridique fiction pour l’instant ».
Un programme qu’elle veut « tout prioritaire »
Relancée sur les priorités d’un éventuel quinquennat, Edwige Diaz a affirmé que « tout est prioritaire », soulignant l’état « catastrophique » du pays. Elle a promis des ministres dotés de véritables feuilles de route dans des domaines variés, tels que la santé, le budget et l’éducation.
« Ni de droite ni de gauche, nous sommes de France »
Edwige Diaz a également réagi aux accusations selon lesquelles Marine Le Pen serait « de gauche », affirmant que le RN se positionne comme un parti souverainiste et patriotique, « là pour sauver la France ». Sur l’Europe, elle a précisé que le RN est « profondément européen » tout en critiquant la gouvernance actuelle de l’Union européenne.
Vers la présidentielle
Face aux critiques, Diaz a rappelé que le RN dispose d’une équipe prête, avec un directeur de campagne déjà désigné. Elle a affirmé : « Nous sommes en ordre de bataille et nous allons faire campagne. Et j’espère que nous allons gagner. »
Source : RFI
