Quand nous nous battons contre l’immigration irrégulière, nous défendons les droits de l’Homme, estime Antonio Tajani
D’ici quelques mois, l’Europe se prépare à une période cruciale avec les élections à venir en France et en Italie. En France, le président sortant cédera sa place, tandis que la cheffe du gouvernement italien, Georgia Meloni, aspire à un second mandat en 2027. Dans ce contexte, Antonio Tajani, vice-président du Conseil des ministres italien, a abordé divers sujets, dont l’immigration, lors de l’émission « Ici l’Europe » animée par Caroline de Camaret.
Antonio Tajani a souligné l’importance de la coalition gouvernementale actuelle, qu’il considère comme une force stable depuis 1994, en contraste avec l’opposition qu’il qualifie de « coalition électorale ».
Concernant les réformes, il a évoqué un projet de modification de la loi électorale, visant à introduire un système proportionnel avec des accords de coalition. Si cette loi est adoptée, une coalition devra obtenir plus de 40 % des voix pour bénéficier d’une prime majoritaire. Le vote sur cette réforme est prévu pour mi-juillet.
La question de la justice a également été abordée. Un référendum sur une réforme de la justice a été rejeté par 54 % des électeurs en mars dernier, ce qui a suscité des critiques de l’opposition. Tajani a rappelé que 13 millions d’Italiens avaient soutenu cette réforme, mais le gouvernement respecte le choix des citoyens.
Sur le front de l’immigration, le gouvernement Meloni a poussé pour un nouveau règlement européen sur les retours des personnes en situation irrégulière. Tajani a affirmé que « quand nous nous battons contre l’immigration irrégulière, nous défendons aussi les droits de l’Homme ». Il prône une immigration régulière axée sur l’éducation et le travail.
En parallèle, le gouvernement a approuvé la régularisation de près d’un demi-million de personnes pour répondre aux besoins économiques du pays à travers le « decreto flussi ».
Cette déclaration et d’autres éléments de l’interview peuvent être consultés dans son intégralité sur le site de Public Sénat.
Source : Public Sénat
