Pic d’affaires pénales chez les jeunes suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse
Une étude récente examine le parcours judiciaire des jeunes nés en 2002 et 2003, qui sont suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et mis en cause par la justice pénale. Deux groupes se distinguent dans cette analyse : d’une part, 58 % des jeunes ont fait l’objet uniquement d’un recueil de renseignements socio-éducatifs ou d’une me de réparation, se caractérisant par un nombre limité d’affaires pénales. D’autre part, 42 % des jeunes présentent un suivi plus conséquent, avec un nombre d’affaires pénales plus élevé.
Parmi ces derniers, 35 % ont été enregistrés par la justice en tant que mineurs en danger. Leur parcours judiciaire est plus complexe, notamment dans les années suivant leur majorité : 78 % ont été impliqués dans au moins une affaire pénale après 18 ans, et 41 % ont été condamnés à une peine de prison ferme. L’étude souligne également qu’une augmentation significative du nombre moyen d’affaires pénales se produit autour de 17 ans.
Cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les jeunes en difficulté et l’importance d’un suivi adapté pour prévenir une escalade dans le système judiciaire.
Source : Étude de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).