Sans le bac, ils inventent un autre chemin : « Quand je ne sais pas faire, je vais apprendre »

Sans le bac, ils inventent un autre chemin : « Quand je ne sais pas faire, je vais apprendre »

Cette année, pour la deuxième fois, Raphaëlle, une jeune Francilienne de 19 ans, a cherché son nom sur les panneaux des résultats du baccalauréat. Après avoir consulté la liste des admis, puis celle des rattrapages, elle n’a trouvé aucune mention de son nom. « J’ai essayé deux fois. Les deux fois, je n’ai même pas eu les rattrapages. Franchement, c’est la honte », confie-t-elle.

Pour elle, le dicton « Jamais deux sans trois » ne s’appliquera pas : elle a décidé de ne pas repasser l’examen. Son avenir, dit-elle, s’écrira autrement. Cette situation n’est pas isolée, car de nombreux jeunes en France choisissent de réorienter leur parcours face à des échecs scolaires.

Selon les dernières statistiques de l’INSEE, environ 12% des jeunes de 18 à 24 ans ne sont pas en emploi, en éducation ou en formation (NEET) en 2022. Ce chiffre souligne une tendance croissante parmi les jeunes à rechercher des alternatives au parcours traditionnel du baccalauréat et à l’enseignement supérieur.

Cette décision de ne pas poursuivre le bac peut également être perçue comme une opportunité de se former dans des domaines qui les intéressent réellement, répondant ainsi à un besoin de flexibilité et d’adaptation dans un marché du travail en constante évolution.

Les conséquences de ces choix sont multiples, mais ils reflètent une volonté d’apprendre autrement et de se construire un avenir professionnel sur des bases différentes.

Source : INSEE

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