Crèmes solaires : entre méfiance et réglementation
Publié le 11/07/2026 à 09:07
Les Français utilisent de moins en moins de crème solaire, selon le dernier baromètre FEBEA-Opinionway, qui révèle que près de 70 % des Français déclarent se protéger à la plage. Cette méfiance est alimentée par des publications sur les réseaux sociaux, qui présentent ces produits comme plus cancérigènes que l’exposition au soleil.
Des influenceurs, comme Geno Corleone, affirment que l’octocrylène, un composant courant dans les crèmes solaires, provoquerait des cancers. Une étude franco-américaine de 2021 a montré que l’octocrylène se décompose en benzophénome, un composé classé cancérogène. Cependant, depuis 2022, l’Union européenne impose un seuil de concentration maximal de 10 % d’octocrylène dans les cosmétiques, et de nombreux laboratoires ont retiré ce composé de leurs formulations.
L’oxybenzone, un autre filtre solaire, est également controversé. Une étude de 2020 a révélé que des traces de ce composé pouvaient être détectées dans le sang des utilisateurs, atteignant jusqu’à 516 fois le seuil réglementaire. Toutefois, les chercheurs concluent que ces résultats ne justifient pas une interdiction de l’utilisation des crèmes solaires.
Des vidéos mensongères circulent également sur les réseaux sociaux, promouvant des thèses anti-crème solaire. Par exemple, un épidémiologiste a prétendu qu’une utilisation régulière de crème solaire augmenterait le risque de cancer de la peau. Bien que certaines études montrent une corrélation entre l’utilisation de crème solaire et le développement de cancers, les chercheurs soulignent que cela ne prouve pas une causalité.
En conclusion, bien que des inquiétudes subsistent concernant certains composants des crèmes solaires, la réglementation en vigueur et les recommandations des dermatologues soulignent l’importance de leur utilisation pour prévenir les dommages causés par le soleil.
Source : FEBEA-Opinionway, études scientifiques
