PARIS : Doublement du tunnel du Mont-Blanc – Pourquoi refuser le retour du tout-routier dans les vallées alpines ?
Le vice-président du gouvernement italien, Antonio Tajani, a récemment relancé l’idée de construire un second tube pour le tunnel du Mont-Blanc, un projet qui suscite de vives inquiétudes en France. Éric Fournier, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes et ancien maire de Chamonix, souligne l’importance de ce tunnel pour les échanges entre la France et l’Italie, tout en mettant en avant les contraintes qu’il impose sur la vallée, notamment en termes de qualité de l’air et d’équilibre environnemental.
Fournier affirme que la sécurité du tunnel, un ouvrage ancien et stratégique, doit être priorisée. Cependant, il insiste sur le fait que la modernisation de l’infrastructure existante ne doit pas entraîner une augmentation de la capacité routière. Selon lui, le doublement du tunnel risquerait d’accroître le trafic, en particulier des poids lourds, dans une vallée déjà sous pression.
Il appelle à une coopération franco-italienne qui privilégie le transport ferroviaire et le report modal, afin de réduire la dépendance au tout-routier. Fournier soutient la liaison transalpine Lyon-Turin, qui vise à transférer davantage de marchandises du transport routier vers le ferroviaire, tout en maintenant des échanges économiques vitaux.
Dans une résolution présentée lors de la session du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes le 25 juin, Fournier et le groupe UDI, Centristes et Apparentés, ont demandé au gouvernement français de réaffirmer son opposition au doublement du tunnel. Leur position se résume ainsi : oui à la sécurité et à la modernisation, mais non au doublement du tunnel du Mont-Blanc.
SOURCE : UDI – Les infos de la semaine.
