Mort de Shiloh : Cinq ans après, ses parents poursuivent leur combat
Le combat des parents de Shiloh, décédée d’un cancer du sein à l’âge de 13 ans, est loin d’être terminé. Cinq ans après sa mort, ils restent convaincus que la maladie pourrait être liée à une pollution des sols de l’école René-Watrelot, à Franconville (Val-d’Oise), où leur fille a été scolarisée. Le 1er juillet, ils ont déposé une nouvelle plainte contre X pour homicide involontaire, dans le but d’obtenir de nouvelles investigations.
La mairie affirme que les études n’ont révélé aucun danger
Le maire de Franconville, Xavier Melki, a organisé une conférence de presse le 7 juillet pour expliquer que la municipalité avait choisi, jusqu’à présent, de faire preuve de retenue par respect pour la famille et en raison de la procédure judiciaire en cours. Il a déclaré : « Depuis 2023, la ville a fait le choix de la retenue. Parce qu’un drame humain appelle le respect. Parce qu’une procédure judiciaire ne se commente pas. »
La mairie a également précisé que l’école n’est pas construite sur un site officiellement répertorié comme pollué et qu’elle ne se situe pas sur un ancien site industriel. Des études environnementales réalisées en 2013 et 2023 ont conclu à la compatibilité du terrain avec un usage scolaire, tout en recommandant de maintenir les ouvrages de protection en bon état.
Les parents réclament de nouvelles investigations
Peu après la conférence de presse du maire, les parents de Shiloh ont réuni la presse, entourés de leurs avocats et de l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint. Cette dernière a saisi l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France après la découverte de deux autres cas de cancers pédiatriques chez d’anciens élèves de l’établissement. Elle a déclaré : « La volonté est vraiment d’obtenir la vérité. »
Pour Me François de Cambiaire, l’un des avocats de la famille, la première plainte déposée en 2023 n’a pas permis de faire avancer les investigations. Il a regretté qu’il n’y ait eu qu’une seule audition, estimant que cette recherche de la vérité est légitime.
« J’agis pour la mémoire de Shiloh »
Modibo, le père de Shiloh, a exprimé son engagement, qui dépasse le seul cas de sa fille. Il a déclaré : « La souffrance de Shiloh, je l’ai vécue jusqu’au bout. J’agis pour éviter d’autres drames. J’agis pour la mémoire de Shiloh. » À ce jour, aucun lien de causalité entre l’état des sols de l’école et le cancer de l’adolescente n’a été établi. La nouvelle plainte déposée par la famille vise à permettre de nouvelles investigations judiciaires pour déterminer si un tel lien existe.
Source : Parents.fr
