Actuellement, le confort d’été, c’est un smiley dans le DPE
Alors que 43 % des logements en France ne disposent ni de stores ni de volets, Philippe Seas, président du Groupement Actibaie, représentant des fabricants de stores et de volets, souligne le manque de prise en compte du confort d’été dans les normes de construction. « Tous nos métiers sont très sollicités depuis les dernières vagues de canicules », déclare-t-il, mettant en lumière la nécessité de revoir les standards actuels face aux enjeux climatiques.
Seas déplore le retard pris sur l’isolation thermique en été. « Pendant 30 ans, on a valorisé le bâtiment pour retenir la chaleur et avoir une politique hivernale. Aujourd’hui, il est crucial d’adopter une politique d’été, avec des bâtiments adaptés au réchauffement climatique », affirme-t-il.
Il insiste sur le fait que les volets et les stores ne doivent pas être considérés comme des accessoires, mais comme des éléments essentiels de confort. Ce besoin est d’ailleurs reflété dans le marché immobilier, où la mention de systèmes de climatisation a triplé et celle des volets a doublé par rapport aux six dernières années, selon Pricehubble.
Un tiers des logements classés A ou B sur le Diagnostic de performance énergétique (DPE) sont jugés « insuffisamment protégés contre la surchauffe », révèle l’étude IGNES-Pouget. Seas critique le système actuel du DPE, qui utilise un simple smiley pour évaluer le confort thermique d’été. « C’est assez léger pour le confort thermique d’été », déclare-t-il, appelant à une modification de cette évaluation.
La mise en œuvre de solutions pour améliorer le confort d’été se heurte également à des obstacles administratifs, surtout en copropriété, où un vote à la majorité absolue est requis pour des travaux. Le gouvernement envisage de faciliter ces démarches en permettant l’adoption à la majorité simple, mais pour l’instant, la situation demeure complexe.
Source : BFM TV
