Les hôpitaux en première ligne face à la canicule
Le gouvernement a activé un plan Orsec pour chaleurs extrêmes alors que 24 départements seront placés en alerte rouge canicule à partir de samedi 11 juillet. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la capacité des services d’urgence à gérer l’afflux de patients.
À Tulle (Corrèze), la température a atteint 39 degrés vendredi 10 juillet. Aux urgences de l’hôpital, un homme de 91 ans souffre d’hyperthermie et ne peut plus parler. Les médecins prennent rapidement des mes pour faire baisser sa température. « On va poser plein de glace déjà pour faire baisser la température. On va le perfuser, on va faire tout un bilan et puis on va voir. On est un peu sur l’urgence du moment », explique Laurent Pécout, médecin urgentiste.
Les équipes médicales craignent un effet rebond de cette troisième canicule, particulièrement sur les personnes âgées, souvent les plus vulnérables. Un homme âgé arrive également pour déshydratation, tandis qu’un jeune de 19 ans souffre après avoir pratiqué du sport intense en plein soleil. « C’est mon premier malaise. Je ne pensais pas que ça pouvait arriver », confie-t-il.
L’activité hospitalière a augmenté de 33 % par rapport à la dernière canicule. Pour l’instant, les services ne sont pas surchargés, mais des pics d’activité sont attendus, notamment entre 20 heures et 22 heures. « On gère des pics d’activités sur des tranches horaires de 20 heures, 22 heures ou tôt le matin », précise Nicolas Portolan, directeur des hôpitaux de Corrèze.
Un renfort a été déployé au service de régulation du SAMU pour faire face à une augmentation des appels, qui peuvent atteindre le double sur certaines journées. Philippe Dupuy, responsable du service des urgences SMUR à Tulle, note que certains patients n’ont pas récupéré de la première vague de chaleur et commencent à souffrir d’une hydratation et d’une alimentation insuffisantes.
Le service de gériatrie de l’hôpital a reçu une dotation de l’État comprenant trois climatiseurs mobiles pour deux chambres et une salle commune, une réponse à la canicule de fin juin. Dans d’autres services, la température reste élevée, atteignant 30 degrés.
Source : Franceinfo
