Embarquement à bord d’un hélicoptère Caracal au-dessus de Paris pour le 14-Juillet
En cet après-midi de juillet, la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay se prépare intensément pour le défilé du 14-Juillet. À dix kilomètres au sud de Paris, l’effervescence est palpable, avec des membres de l’Armée de l’Air et de l’Espace s’affairant à rendre les aéronefs opérationnels. Les mécaniciens travaillent sur des hélicoptères Fennec, tandis qu’un homme remplit le réservoir d’un Caracal, un hélicoptère de transport. Les ordres fusent, et les aéronefs quittent la piste dans un ballet impressionnant.
Les membres de l’équipage, bien que détendus, se préparent avec sérieux pour le jour de la Fête nationale. Deux hélicoptères Caracal, appartenant à l’escadron 1/67 Pyrénées basé à Cazaux, attendent leurs équipages. Ces appareils, bien que moins agiles que d’autres modèles, sont conçus pour le transport de troupes et d’équipements, pouvant transporter jusqu’à 28 personnes.
Avant le départ, chaque détail est inspecté. Les pilotes et mécaniciens s’asnt que tout est en ordre, y compris les mitrailleuses. La préparation est minutieuse, chaque membre de l’équipage ayant un rôle précis. Le commandant de bord dirige la mission, tandis que le copilote et le mécanicien navigant gèrent les aspects techniques.
La répétition du défilé est cruciale, car les aéronefs doivent voler en formation serrée, avec un timing précis. Un mécanicien exprime sa fierté de participer à cet événement, soulignant l’importance de se présenter à la Nation.
Nous embarquons dans la soute, équipés de casques et de micros. Le Caracal, en attente d’un signal, se positionne en formation avec un avion de transport A400M. La manœuvre de ravitaillement en vol, unique en Europe, est également simulée, permettant au Caracal de voler jusqu’à 12 heures sans interruption.
Trente minutes plus tard, l’ordre est donné de se diriger vers les Champs-Élysées. Le ciel de Paris devient une salle d’attente pour les aéronefs, qui doivent patienter avant de survoler la tribune présidentielle. Le Caracal descend à 250 mètres, s’aligne sur La Défense et fonce en ligne droite. L’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel défilent sous l’appareil, qui maintient une concentration aiguë.
Après quelques instants, le défilé est terminé, et l’hélicoptère retourne à la base de Villacoublay, prêt pour le 14-Juillet.
Source : Le JDD
