Guerre au Moyen-Orient : l’Égypte et le Qatar appellent à une reprise des pourparlers ; Téhéran menace Israël
L’Égypte et le Qatar ont appelé à une relance des négociations entre les États-Unis et l’Iran, après une intensification des hostilités entre ces deux pays. Ce développement survient alors que le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que la guerre entre l’Iran et les États-Unis ne se terminerait pas par une reddition de son pays.
Lors d’une conversation téléphonique, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, et son homologue qatari, Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, ont exhorté toutes les parties à privilégier le dialogue. Cette déclaration fait suite à une série d’incidents violents dans le Golfe, notamment une attaque contre un méthanier qatari dans le détroit d’Ormuz.
Une délégation qatarie est actuellement en Iran pour renforcer son rôle de médiateur. Cette visite vise à apaiser les tensions après les récentes escalades, notamment l’attaque du méthanier. Le Qatar, qui agit en tant que médiateur entre Téhéran et Washington, espère faciliter un retour à la diplomatie.
Parallèlement, le président américain Donald Trump a annoncé qu’il était prêt à poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en déclarant que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril était désormais « terminé ». Cette déclaration intervient alors que les hostilités se sont intensifiées ces derniers jours.
En réponse à ces tensions, l’Iran a menacé de riposter à toute attaque, y compris contre Israël. Mohammad Bagher Zolghadr, chef du Conseil suprême de sécurité nationale, a affirmé que le pays ne laisserait pas les infrastructures iraniennes sans protection.
Dans un contexte plus large, la situation en Syrie continue de se détériorer, avec des explosions à Damas liées à des groupes affiliés à l’État islamique, selon des responsables de la sécurité syrienne.
Les tensions géopolitiques dans la région demeurent élevées, et le besoin d’un dialogue constructif entre les nations concernées est plus pressant que jamais.
Source : La Croix
