Le frère du terroriste de l’attentat du 14 juillet interpellé à Nice
Le frère du terroriste de l’attentat du 14 juillet 2016 a été interpellé, ce jeudi 10 juillet, à Nice. Il est soupçonné d’avoir menacé la gestionnaire du logement qu’il occupait illégalement, situé à deux pas de la Promenade des Anglais. Sur place, les habitants sont sous le choc.
Imène, la gestionnaire de l’appartement, témoigne de la situation : « Le mec, il me faisait de la peine. Je lui donnais à manger, je l’ai invité chez moi, à l’anniversaire de ma famille. Il était apprécié par tous les voisins. Mais maintenant, j’ai peur. » Selon une enquête conjointe de Radio France et de Nice-Matin, l’homme en question est le frère de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, l’auteur de l’attentat de 2016. Pendant deux ans, il a occupé illégalement un logement situé à un peu plus de 200 mètres de la Promenade des Anglais, et son comportement serait devenu de plus en plus menaçant.
La situation a dégénéré lorsque des travaux ont été annoncés dans l’immeuble. Imène a tenté de faire comprendre à H. que son bail était terminé, mais il a persisté à affirmer qu’il allait rester. Elle rapporte qu’il lui a même dit qu’il allait mettre le feu. C’est alors qu’elle a réalisé son identité : « Il m’a dit qu’il était le frère de Mohamed, celui responsable de l’attentat sur la Promenade des Anglais. »
Imène a contacté la police, mais cette dernière a initialement décliné d’intervenir. Elle a finalement décidé de porter plainte et de contacter la presse, ce qui a conduit à une prise de conscience des autorités. H. a été interpellé à son domicile, avec plusieurs autres personnes présentes dans le squat.
Malgré cette interpellation, Imène continue de se sentir en danger. Elle a exprimé sa peur vis-à-vis de la famille de H., craignant des représailles. La préfecture a indiqué que toutes les mes nécessaires seraient prises à l’encontre de H. et a exprimé son soutien aux victimes.
Le parquet de Nice a ouvert une enquête de flagrance pour maintien illicite dans un local à usage d’habitation et dégradations. Les mes de garde à vue vont être levées, mais l’enquête préliminaire se poursuivra.
Source : Radio France et Nice-Matin
