L’essor de l’intelligence artificielle (IA) générative suscite des interrogations quant à ses effets sur l’emploi. Selon une étude publiée par la Direction générale du Trésor en juin 2026, 62 % des Français perçoivent l’IA comme un risque pour l’emploi. (tresor.economie.gouv.fr)
L’impact de l’IA sur le marché du travail présente des aspects ambivalents. D’une part, l’automatisation de certaines tâches pourrait entraîner la disparition de certains emplois, notamment dans les secteurs les plus exposés tels que la finance et l’informatique. D’autre part, l’IA peut améliorer la productivité des travailleurs, stimulant ainsi la demande de main-d’œuvre. Cependant, les études empiriques peinent à déterminer l’effet net de l’IA sur l’emploi, en raison d’une adoption encore limitée par les entreprises et d’un recul insuffisant. (tresor.economie.gouv.fr)
Des données récentes illustrent cette dynamique. En 2024, plus de 166 000 offres d’emploi liées à l’IA ont été publiées en France, plaçant le pays en tête des nations européennes dans ce domaine. (pwc.fr) Par ailleurs, une étude de l’asur Coface et de l’Observatoire des emplois menacés et émergents (OEM) estime qu’environ 16,3 % de l’emploi total en France, soit près de 5 millions de salariés, pourraient voir leur poste menacé par l’IA générative et agentique d’ici deux à cinq ans. (admisconcours.fr)
Ces évolutions soulignent la nécessité d’un accompagnement par les pouvoirs publics pour faciliter l’adoption de l’IA et la transition professionnelle des travailleurs concernés. Des politiques de formation et de reconversion sont essentielles pour soutenir les employés dont l’emploi est menacé par l’IA et pour favoriser la diffusion de cette technologie dans l’ensemble de l’économie. (tresor.economie.gouv.fr)
Highlights:
- « Un taylorisme augmenté » : comment l’IA dégrade l’organisation du travail, publié le Wednesday, September 17
