Vieillir en bonne santé : la vitamine B12 identifiée comme une clé par des chercheurs américains
Des recherches menées par l’université Cornell révèlent que la vitamine B12, généralement associée à la santé des globules rouges et des nerfs, joue un rôle crucial dans la production d’énergie cellulaire et le maintien de la masse musculaire. Publiée dans le Journal of Nutrition, cette étude met en lumière des mécanismes jusqu’alors méconnus et identifie des signaux d’alerte précoces pouvant détecter une tension nutritionnelle avant l’apparition des symptômes classiques de carence.
L’étude indique qu’une carence en vitamine B12 affecte la production d’énergie des mitochondries dans les muscles squelettiques, ce qui est crucial, car ces muscles ont des besoins énergétiques importants. Les chercheurs ont constaté qu’une supplémentation en B12 chez des souris âgées améliorait la fonction mitochondriale musculaire.
Traditionnellement, les recherches se concentraient sur les conséquences visibles de la carence en B12, telles que l’anémie mégaloblastique et le déclin cognitif. Cependant, l’équipe de Cornell a exploré les interactions de la B12 avec divers systèmes biologiques, montrant que même une carence modeste peut avoir des effets étendus sur la santé.
La carence en B12 est répandue, notamment chez les personnes âgées et dans les populations ayant un accès limité aux aliments d’origine animale. Environ un adulte âgé sur quatre dans les pays développés présente des taux insuffisants, soulignant la nécessité d’améliorer la détection et la correction de ce déficit.
Ces résultats suggèrent que des approches plus personnalisées en matière de nutrition pourraient être développées, en tenant compte des besoins métaboliques individuels. Toutefois, ces conclusions reposent sur des modèles cellulaires et animaux, nécessitant une validation chez l’humain.
Source : Journal of Nutrition et université Cornell.