Elle est licenciée après seulement cinq jours de travail dans un hôtel : la justice condamne son ancien employeur à lui verser 60 000 euros

Licenciement d’une serveuse après cinq jours de travail : un hôtel de Venise condamné à verser 60 000 euros

La justice italienne a récemment statué en faveur d’une serveuse licenciée après seulement cinq jours d’activité au sein de l’hôtel Ausonia Hungaria, un établissement de luxe situé sur le Lido de Venise. Les magistrats ont jugé que le licenciement, invoqué sous prétexte d’une rupture de période d’essai, était nul, car la relation de travail avait débuté avant la signature officielle du contrat, invalidant ainsi cette clause.

Recrutée pour le service du petit-déjeuner, la salariée avait entamé son travail le 21 mars 2024. Cinq jours plus tard, elle a été écartée de son poste, puis licenciée pour non-respect de sa période d’essai. Contestant cette décision, elle a saisi la justice, qui lui a donné raison tant en première instance qu’en appel.

Les juges ont condamné l’hôtel à lui verser près de 60 000 euros, incluant douze mois de salaire, soit 1 816 euros par mois, ainsi que quinze mois de rémunération supplémentaires, la salariée ayant renoncé à sa réintégration. L’établissement devra également s’acquitter des cotisations sociales et des frais de justice.

Au cœur de l’affaire se trouve la date de début réelle du contrat. Bien que la serveuse ait signé une promesse d’embauche le 15 décembre 2023, son contrat définitif n’a été signé que le 28 mars 2024. Toutefois, elle avait déjà commencé à travailler le 21 mars, un fait corroboré par plusieurs témoignages. Selon la cour, la relation de travail était donc effective avant la signature du contrat, rendant la période d’essai mentionnée dans ce document inapplicable et le licenciement prononcé le 5 avril 2024, nul.

L’hôtel a soutenu que la jeune femme n’avait pas réellement travaillé durant ces cinq premiers jours, affirmant qu’elle s’était seulement familiarisée avec les lieux et signé des documents. Cet argument a été rejeté par la justice, qui a considéré que la prise en main du logiciel de gestion des commandes constituait une activité professionnelle réelle.

Le licenciement étant jugé sans fondement, l’hôtel envisage de se pourvoir en cassation, selon les déclarations de son avocat, Pierpaolo Favaron, qui attend les motifs de l’arrêt.

Source : Corriere della Sera.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *