La CGT dénombre 546 plans de suppression d’emplois, majoritairement dans l’industrie
La Confédération Générale du Travail (CGT) a récemment annoncé qu’entre septembre 2023 et le 17 mars 2026, 546 plans de suppression d’emplois ont été recensés, dont 75 % dans le secteur industriel, représentant 411 sites identifiés. Cette alerte a été publiée le 26 mars 2026, indiquant une augmentation notable par rapport aux 450 plans déjà signalés l’automne dernier, soit 96 plans supplémentaires en seulement six mois.
Le syndicat souligne que « toutes les filières sont touchées », y compris les industries chimiques, métallurgiques et agroalimentaires. Environ 126 233 emplois ont ainsi été « menacés ou supprimés », dont 55 018 spécifiquement dans l’industrie.
Dans ce contexte, la CGT a organisé des assises à Pont-de-Claix (Isère), un lieu symbolique où l’entreprise chimique Vencorex a vu 400 de ses employés perdre leur emploi au printemps 2025. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a exprimé des préoccupations concernant le fonctionnement des tribunaux de commerce, appelant à une enquête pour clarifier leur rôle dans ces suppressions d’emplois.
Binet a également renouvelé sa demande de nationalisation temporaire de Vencorex, soutenant qu’un projet de reprise, Exalia, pourrait permettre de relancer l’activité de l’entreprise et de créer 250 emplois d’ici deux ans. Le rejet récent de cette offre par le tribunal des affaires économiques de Lyon a suscité des critiques de la part de la dirigeante syndicale, qui a insisté sur la nécessité d’une intervention gouvernementale plus fréquente dans les plans sociaux.
Source : Franceinfo
