C’est un défi que ma fille m’a lancé : une mère repasse le bac avec sa fille
Sonia Dormois, 48 ans, résidente de Cabestany près de Perpignan, a décidé de relever un défi peu commun : repasser le baccalauréat. Écrivaine et mère de quatre enfants, elle a tenté l’examen en candidate libre en même temps que sa fille Célina, âgée de 17 ans. Cette aventure familiale s’est soldée par l’obtention de deux diplômes, tous deux avec mention assez bien.
Repasser le bac peut sembler intimidant, mais pour Sonia, l’idée a émergé grâce à sa fille. « C’était plus un défi que notre fille nous a lancé à son père et moi. J’ai accepté parce que je me suis dit : pourquoi pas ? Intellectuellement, c’était stimulant, et surtout je trouvais ça sympathique de vivre cette expérience avec elle », explique-t-elle.
Bien qu’elle soit déjà titulaire d’un bac littéraire obtenu en juin 1995, Sonia s’est inscrite en candidate libre. Contrairement aux lycéens qui passent généralement quatre ou cinq épreuves, elle a dû se préparer à 15 matières différentes. « J’ai présenté toutes les épreuves en un an », souligne-t-elle.
Malgré leurs spécialités différentes, Sonia et Célina ont réussi à s’entraider tout au long de l’année. « Ma fille m’a donné certains cours et aidé à choisir mes textes pour le bac de Français », raconte Sonia.
Après une année de travail acharné, les deux ont obtenu leur bac avec mention assez bien. Sonia a même obtenu un 20/20 à l’écrit de français, une fierté pour cette écrivaine. « Je m’attendais à ce qu’elle l’ait, mais pas forcément avec une mention. Je suis fière d’elle », déclare Célina, qui a obtenu une moyenne de 13,5, juste derrière sa mère à 13,7.
Sonia, qui a commencé ses révisions en février, se dit « d’autant plus fière » de son résultat compte tenu de son emploi du temps chargé. Elle relativise cependant l’importance de l’examen : « Si je l’avais, j’étais contente. Si je ne l’avais pas, ce n’était pas grave. »
Elle ne peut pas dire quelle version du bac était la plus difficile, mais elle note que chaque génération a tendance à juger les épreuves des autres. « Le bac d’aujourd’hui, c’est différent. Ce sont juste des épreuves différentes, pas plus simples ou plus compliquées », conclut-elle.
Source : France 3 Régions