Femmes et hommes ne sont pas égaux face au

Femmes et hommes ne sont pas égaux face au « mur » du marathon

Des chercheurs se sont penchés sur le phénomène du « mur » du marathon, ce gros coup de pompe qui survient entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Une étude publiée dans la revue Scientific Reports, portant sur près de 900 000 participants au marathon de Berlin au cours des 25 dernières années, révèle que cette sensation de fatigue extrême affecte différemment les coureurs selon leur genre.

En effet, le « mur » se manifeste deux fois plus souvent chez les hommes que chez les femmes. Les données montrent que les hommes ont tendance à partir à toute vitesse et à ralentir de 20 % environ à mi-course, particulièrement ceux qui terminent le marathon en moins de trois heures. À l’inverse, les femmes affichent une régularité plus marquée tout au long des 42,195 kilomètres.

Cette différence peut s’expliquer par des facteurs physiologiques. Les hommes épuisent plus rapidement leurs réserves de glycogène, leur principale source d’énergie, tandis que les femmes parviennent à les préserver davantage, ce qui leur permet de maintenir une vitesse plus constante. De plus, les chercheurs suggèrent que les hommes pourraient stimer leurs capacités en début de course. Ils les conseillent donc de démarrer plus lentement et d’accélérer progressivement pour éviter de rencontrer ce fameux « mur ».

Cette étude met en lumière les disparités entre les sexes dans la pratique du marathon, soulignant l’importance d’une stratégie de course adaptée pour optimiser les performances.

Source : Scientific Reports

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