Essai clinique farfelu, lobbying, menaces. Les étonnantes pratiques du vice-doyen de la fac de médecine de Nantes

Essai clinique farfelu, lobbying, menaces : Les étonnantes pratiques du vice-doyen de la faculté de médecine de Nantes

Un appareil nommé LineQuartz, qui combine luminothérapie, chromothérapie, musicothérapie et lithothérapie, est promu comme un traitement potentiel pour diverses affections, y compris la fibromyalgie et certains cancers. Son inventeur, Yannick Delgado, affirme avoir traité des patients atteints de tumeurs graves, mais les méthodes et la validation scientifique entourant cet appareil suscitent de vives inquiétudes.

Les patients, allongés sous une lampe à sept branches, sont exposés à des faisceaux lumineux colorés en écoutant de la musique classique, une approche qui pourrait sembler déroutante. Bien que certains praticiens, tels que des naturopathes et kinésiologues, diffusent cet appareil en France et à l’étranger, l’absence de preuves solides quant à son efficacité soulève des questions éthiques.

Une caution scientifique douteuse

Une étude pilote, coécrite par un groupe restreint de médecins, dont le vice-doyen de la faculté de médecine de Nantes, Julien Nizard, a été publiée. Bien que les résultats indiquent que LineQuartz pourrait améliorer la douleur chronique, les auteurs reconnaissent qu’un essai clinique plus rigoureux est nécessaire. Des experts en santé ont critiqué cette étude, la qualifiant de biaisée et sans valeur, en raison de conflits d’intérêts et d’une méthodologie défaillante.

Données ou statistiques

Aucune donnée officielle récente n’est disponible sur l’efficacité des traitements alternatifs comme ceux proposés par LineQuartz. Cependant, la santé publique est souvent préoccupée par la légitimité de ces pratiques, en particulier lorsqu’elles sont intégrées dans des cursus universitaires.

Conséquence directe

Les méthodes de Julien Nizard et du Cumic, le collège universitaire des médecines intégratives et complémentaires qu’il dirige, pourraient contribuer à la légitimation de pratiques non prouvées, ce qui, selon certains experts, pourrait être dangereux pour les patients.

Source : L’Express

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