Inceste : les députés dénoncent la « criminalisation » des mères protectrices
Les « mères protectrices », qui s’efforcent de défendre leurs enfants contre un père soupçonné d’inceste, figurent en bonne place dans le rapport de la commission d’enquête transpartisane sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales, publié le 9 juillet 2026. Ce rapport, fruit de plusieurs mois de travail et d’une quarantaine d’auditions, met en lumière un « schéma récurrent » observé à l’égard des parents protecteurs, souvent des mères.
Les députés soulignent que ces mères, en tentant de protéger leurs enfants, se trouvent parfois confrontées à des accusations qui les mettent dans une position délicate vis-à-vis de la justice. Ce rapport appelle à une réflexion sur la manière dont le système judiciaire traite ces situations complexes.
En 2021, selon une étude de l’INSEE, environ 1,5 % des enfants ont été victimes de violences sexuelles, ce qui souligne l’importance de ce sujet dans le débat public. Les députés recommandent une sensibilisation accrue des professionnels de la justice et une révision des pratiques afin de mieux protéger les enfants tout en soutenant les parents qui agissent dans leur intérêt.
Ce rapport pourrait avoir des répercussions significatives sur les politiques publiques et les lois relatives à la protection de l’enfance en France.
Source : Rapport de la commission d’enquête transpartisane sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales.
