« Ils seront contents de m’avoir comme soignant » : le casse-tête administratif pour devenir infirmier
Marc Schmitt, un Mulhousien de 33 ans, a décidé de quitter son emploi stable de chargé de communication dans une association pour l’enfance, où il travaille depuis dix ans, pour se réorienter vers le secteur médical. « C’est un vrai challenge de tout plaquer pour aller vers l’inconnu. J’ai envie de m’inventer dans le côté médical », déclare-t-il.
Après avoir mûri sa décision, il a passé le concours d’entrée en école d’infirmier en février dernier. Ce concours comprend des épreuves de mathématiques, de français, ainsi qu’un oral. Titulaire d’un BTS design graphique et d’une licence professionnelle en webdesign, Marc Schmitt illustre ainsi la volonté de nombreux professionnels en reconversion de rejoindre les métiers de la santé, souvent perçus comme plus porteurs de sens.
Le parcours pour devenir infirmier est semé d’embûches administratives. Les candidats doivent non seulement réussir les concours, mais également naviguer dans un système complexe d’équivalences de diplômes et de reconnaissance de compétences. En France, le nombre d’infirmiers diplômés a connu une légère augmentation, avec environ 150 000 infirmiers en activité selon les dernières données de l’INSEE, mais le besoin en personnel soignant reste élevé, surtout dans un contexte de crise sanitaire.
Cette situation met en lumière les défis auxquels font face les candidats comme Marc Schmitt, qui, malgré leur détermination, doivent faire face à des démarches administratives souvent décourageantes. La reconversion vers le secteur médical est ainsi perçue comme un parcours du combattant, mais elle témoigne également d’une volonté croissante de répondre aux besoins de santé de la population.
Source : INSEE.
