Ebola en RDC: deux cas détectés à Kisangani, un deuxième test de vérification en cours

Ebola en RDC : Deux cas détectés à Kisangani, un deuxième test de vérification en cours

En République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie d’Ebola continue de se propager dans l’est du pays, trois mois après l’annonce de la 17e épidémie. Le dernier bilan de l’Institut national de santé publique fait état de 1 759 cas confirmés et de 600 décès dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cependant, une nouvelle inquiétude émerge avec la détection de deux cas à Kisangani, une ville jusqu’alors épargnée.

Les deux patients, identifiés dans la province de la Tshopo, à plus de 500 kilomètres des foyers connus de l’épidémie, ont été testés positifs par un test moléculaire rapide, le PCR-Radione. Une confirmation par RT-PCR, méthode de référence, est en cours. Ces cas ne figurent pas encore dans le bilan officiel de la 17e épidémie.

Le premier patient est lié à la zone de santé de Nia-Nia, en Ituri, qui compte à ce jour 35 cas confirmés et 13 décès. Cette localité est connectée à Kisangani par un corridor de circulation, souvent utilisé pour les activités minières. Fin juin, une évaluation de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait déjà signalé des lacunes dans la gestion des données sanitaires dans cette région.

Aucun lien géographique n’a encore été établi pour le second patient, ce qui soulève des inquiétudes quant à une possible chaîne de transmission non détectée.

L’épidémie d’Ebola a causé 600 décès en RDC, selon les données fournies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 9 juillet. Le virus, qui se propage par contact avec les fluides corporels, a causé plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années. La crise actuelle, qui pourrait durer plusieurs mois, se concentre en Ituri, province frontalière du Soudan du Sud et de l’Ouganda, avec des cas également dans les provinces voisines du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. La 17e épidémie, déclarée le 15 mai, est due au variant Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement.

Source : RFI

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