Frappes américaines | L’Iran riposte et accuse Washington de vouloir perturber les obsèques de Khamenei

Frappes américaines : L’Iran riposte et accuse Washington de vouloir perturber les obsèques de Khamenei

(Machhad) Les États-Unis ont de nouveau frappé l’Iran dans la nuit, affirmant avoir ciblé des installations militaires. En réponse, Téhéran a attaqué des alliés de Washington dans le Golfe, accusant ses ennemis de vouloir perturber les funérailles de l’ayatollah Khamenei, prévues jeudi, en s’en prenant à des infrastructures civiles.

Ces frappes américaines, malgré un protocole d’accord sur la fin du conflit signé le 17 juin, ont causé la mort de 14 personnes et fait 78 blessés en Iran depuis mercredi, selon le ministère de la Santé. L’Iran, en dépit de l’opposition de Washington, revendique son droit d’imposer des droits de passage sur les navires empruntant le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le commerce mondial des hydrocarbures. Selon l’armée américaine, l’Iran a frappé mardi au moins trois navires commerciaux dans cette zone.

L’armée américaine a déclaré avoir frappé environ 90 cibles militaires iraniennes, incluant des systèmes de défense antiaérienne et des sites de stockage de missiles sur la côte sud de l’Iran. La liaison ferroviaire entre Téhéran et Machhad, où l’inhumation de l’ayatollah Khamenei est prévue, a été suspendue à la suite des frappes. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les États-Unis d’avoir visé des ponts dans les provinces orientales menant à Machhad, afin de ternir les funérailles de Khamenei, décédé le 28 février.

La dépouille de l’ayatollah, après six jours de cérémonies dans plusieurs villes d’Iran et d’Irak, est arrivée à Machhad. Des millions de personnes sont attendues pour la cérémonie, prévue à 14 h (6 h 30 heure de l’Est). Des fidèles ont patienté dans les rues, brandissant des portraits d’Ali Khamenei et scandant des chants religieux.

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a réaffirmé que le détroit d’Ormuz ne serait ouvert que selon des « modalités iraniennes ». Les experts notent que l’Iran semble parier sur le temps, estimant qu’il peut tenir plus longtemps que les États-Unis et les pays du Golfe.

Les échanges de frappes ont entraîné une augmentation des cours du pétrole, le baril de Brent atteignant 78,88 dollars, en hausse de 1,1 %.

Source : Agence France-Presse

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