Les salons de coiffure japonais attirent de plus en plus de touristes étrangers
Après les cerisiers en fleurs, le grand carrefour de Shibuya à Tokyo et les gargotes locales, une nouvelle attraction est en vogue parmi les étrangers se rendant au Japon : les salons de coiffure. En février, l’archipel a enregistré un nombre record de touristes internationaux – près de 3,5 millions. Des établissements comme Assort Tokyo, situé dans le quartier huppé de Minato, sont remplis de clients étrangers dès leur ouverture, rapporte la chaîne de télévision FNN.
Une Américaine témoigne : « Mes cheveux sont très lisses, et j’adore ma nouvelle coupe. Leur service est bien meilleur que celui qu’on peut avoir aux États-Unis. » Cet établissement, suivi par plus de 46 000 personnes sur Instagram, a vu sa clientèle étrangère atteindre 90 %.
D’après FNN, les dépenses des visiteurs internationaux dans les salons de coiffure au Japon devraient représenter un marché de 29 milliards de yens (environ 155 millions d’euros) en 2030, contre 12 milliards (64 millions d’euros) en 2024.
La qualité du service est souvent citée comme la raison principale de cet engouement. Teppei, coiffeur à Harajuku, souligne que la réputation des salons japonais est bien établie dans des villes comme New York, Paris ou Londres. Il explique qu’un service similaire à New York peut coûter entre 100 000 et 150 000 yens (environ 535 à 805 euros), alors qu’au Japon, cela peut être réalisé pour moins de 50 000 yens (environ 270 euros).
La dévaluation du yen a également joué un rôle. Depuis 2022, la devise japonaise a perdu plus de 30 % de sa valeur face à l’euro, incitant 17 % des touristes occidentaux à envisager une visite dans un salon de coiffure lors de leur séjour, selon une enquête de Hot Pepper Beauty Academy, citée par The Japan Times.
Les visiteurs étrangers apprécient également l’attention portée à l’hygiène et la qualité du service. Pour eux, une visite dans un salon de coiffure offre une immersion dans le quotidien japonais. Kimiko Tanaka de Hot Pepper Beauty Academy conclut : « Recevoir les mêmes services que les habitants locaux est désormais considéré comme une expérience unique en soi. »
Source : FNN, The Japan Times
