: Reportage

« On peut avoir jusqu’à 120 tentes » : devant le succès du bivouac, le parc national des Ecrins impose des règles de bonne conduite

Publié le 09/07/2026 à 06:46
Temps de lecture : 2 min

Le parc national des Ecrins, situé dans les Alpes, fait face à une affluence record de randonneurs, attirés par la beauté de ses paysages et la possibilité de bivouac. Le lac de Lauvitel, accessible après quelques heures de marche, reçoit jusqu’à 1 200 visiteurs par jour, dont beaucoup choisissent de passer la nuit en pleine nature.

Le succès du bivouac en altitude engendre des préoccupations croissantes. À 1 500 mètres d’altitude, les randonneurs doivent respecter des horaires stricts : « 19 heures, c’est l’heure qui est autorisée, et demain on doit la démonter à 9 heures, sinon c’est considéré comme du camping », explique un jeune randonneur.

Les tentes, souvent installées dans des conditions difficiles, sont perçées dans un sol dur et en pente. Malgré cela, de nombreux visiteurs, comme Arthur et Maxence, 17 ans, trouvent l’expérience enrichissante. « On est de Dunkerque, on est venus ici parce qu’on a vu plusieurs vidéos sur les réseaux », confie Arthur.

Les agents du parc, tels que Narcisse Certain, technicien d’appui, rappellent les règles essentielles : « Pas de chien, pas de feu, pas de musique, pas de drone. » Ils offrent également des conseils sur l’équipement et le comportement attendu en montagne.

La gestion de l’afflux de randonneurs devient un enjeu crucial. Samuel Sempé, directeur du parc, souligne qu’il est possible d’avoir jusqu’à 120 tentes sur certains sites, avec un pic de 215 tentes au lac de la Muzelle le 15 août 2025. En 2021, le nombre de tentes était deux fois inférieur à celui observé aujourd’hui. Cela entraîne des problèmes d’assainissement, car les infrastructures, notamment les refuges, ne sont pas adaptées à un tel afflux.

Pour répondre à ces défis, le parc a revu son arrêté bivouac, envisageant d’instaurer des quotas et un système de réservation pour 2027, inspiré par l’expérience de la calanque de Sugiton à Marseille, où le nombre de visiteurs est mieux contrôlé.

En 2025, 150 procès-verbaux ont été dressés pour diverses infractions, dont l’allumage de feux, passibles d’amendes allant jusqu’à 135 euros.

Source : Franceinfo

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