À Toulouse, dix volontaires ont expérimenté un scénario particulier : une pénurie de vivres sur Mars pendant 10 jours

Pénurie de vivres simulée sur Mars : une étude à Toulouse

À Toulouse, dix volontaires ont participé à une expérience unique, restés alités durant dix jours avec une alimentation drastiquement réduite, afin de simuler une pénurie de vivres à bord d’un vaisseau spatial.

Un protocole rigoureux pour simuler l’espace

Cette étude, menée par le CNES et l’institut MEDES, vise à préparer les futures missions spatiales longues. Les participants, allongés en permanence avec les pieds légèrement surélevés pour reproduire les effets de l’apesanteur, ne reçoivent qu’un apport calorique de 250 calories par jour, réduit à une cuillerée de miel pour le petit déjeuner. Les scientifiques surveillent leurs réactions physiques et mentales à l’aide de capteurs et de tests cognitifs réguliers.

Sur plus de 6 000 candidatures, seuls dix volontaires, en excellente santé, ont été sélectionnés pour cette étude, dont les résultats pourraient être cruciaux pour la préparation d’équipages en mission interplanétaire.

Impact sur le corps humain

Au cours de l’expérience, les volontaires, comme Loïc, 24 ans, ont d’abord peu ressenti la faim, mais celle-ci s’est intensifiée au fil des jours. Les chercheurs analysent les échanges gazeux pour déterminer comment le corps produit son énergie, évaluant si l’organisme utilise principalement des sucres ou des graisses. Ces mes sont supervisées par Claire Laurens, enseignante-chercheuse en physiologie à l’Université de Toulouse.

Données complémentaires

Les données recueillies à Toulouse sont complétées par des expériences similaires menées par l’astronaute Sophie Adenot à bord de la Station spatiale internationale, à 400 kilomètres d’altitude. Cette approche renforcera la validité des observations effectuées sur Terre.

Les conclusions de cette étude ne seront pas disponibles avant deux ans, le temps nécessaire pour analyser l’ensemble des données collectées. Ces résultats pourraient influencer la préparation des futures missions spatiales et aider à anticiper les imprévus.

La recherche sur la conquête de Mars avance, avec des volontaires qui, malgré l’immobilité et la faim, contribuent à une compréhension essentielle des défis à venir. Chaque cuillerée de miel ingérée à Toulouse rapproche un peu plus l’humanité de la planète rouge.

Source : CNES et institut MEDES

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