À 99% ça n’arrivera pas : l’épée de Damoclès judiciaire risque-t-elle de plomber la campagne de Marine Le Pen ?
Alors que le Rassemblement national (RN) s’efforce de soutenir sa candidate Marine Le Pen après un déplacement tumultueux dans la Sarthe, le calendrier imposé par la Cour de cassation pose une menace significative. En effet, la décision de la Cour pourrait être annoncée au plus tard début avril 2027, soit quelques jours avant le premier tour de la présidentielle, prévu le 18 avril. Si son pourvoi est rejeté, elle pourrait faire face à l’exécution de sa peine sous bracelet électronique durant la dernière ligne droite de la campagne.
Mercredi, un conseil national élargi s’est tenu à Paris, rassemblant les cadres et élus locaux pour renforcer l’unité autour de Marine Le Pen, dont le premier déplacement sur le marché de La Flèche a été perturbé par des manifestations, nécessitant un écourtement de l’événement. Ce contexte soulève des interrogations : ce choix risque-t-il de nuire à sa campagne ?
Marine Le Pen débute sa campagne avec un poids considérable. Toutefois, lors de la réunion, son binôme, Jordan Bardella, a tenté de rasr les partisans en déclarant que « l’épisode judiciaire est derrière nous ». La stratégie du RN pourrait cependant être compromise par le calendrier judiciaire.
Son entourage reste optimiste, affirmant qu’il y a « à 99% ça n’arrivera pas ». Cette confiance repose sur des discussions avec leurs avocats, qui envisagent d’étirer les délais de la procédure. Cependant, l’ombre de cette épée de Damoclès demeure, ainsi que le risque de manifestations lors des déplacements de la candidate. Un dirigeant du RN a insisté sur le fait que cela n’intéresse pas les Français, tandis qu’un autre a ajouté que leurs opposants perdraient leur temps à les attaquer sur ce sujet.
Source : BFMTV
