Réforme du marché carbone européen : Bruxelles gagne du temps, Paris se cherche, les industriels poussent, les ONG toussent
C’est un sujet brûlant sur le bureau de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Tous les regards sont tournés vers la présentation très attendue de la réforme du marché carbone européen, connu sous l’acronyme ETS (système d’échange de quotas d’émission). Les acteurs à Paris et Bruxelles qualifient ce dossier de « sensible » et n’hésitent pas à évoquer un « casse-gueule ». Face à ces enjeux, la Commission a décidé de gagner du temps, décalant la présentation initialement prévue le 15 juillet au 17 juillet.
Créé en 2005, ce marché a pour objectif d’établir un prix de la tonne de carbone suffisamment élevé pour inciter les industriels à réduire leurs émissions et à investir dans la décarbonation. Actuellement, une tonne de CO2 s’échange autour de 90 euros, bien que ce prix fluctue selon l’offre et la demande. Chaque entreprise reçoit annuellement des quotas carbone gratuits. Si elle dépasse ces quotas, elle doit acquérir des droits d’émission supplémentaires auprès de plateformes gérées par les États membres ou d’entreprises disposant de surplus. Cependant, ce système d’échange ne couvre pas l’ensemble des industriels.
Les enjeux de cette réforme sont cruciaux, tant pour l’industrie que pour les engagements climatiques de l’Europe.
Source : La Tribune.
