Djokovic appelle à un ajustement des horaires à Roland-Garros face à la chaleur extrême
Après un deuxième tour jugé « épuisant » en raison d’une vague de chaleur intense, Novak Djokovic a suggéré que l’organisation de Roland-Garros devrait envisager de « repousser » les matchs de plusieurs heures lors de telles conditions extrêmes, à l’instar de ce qui est pratiqué en Australie.
Depuis le début du tournoi, la chaleur accablante à Paris rend chaque rencontre particulièrement éprouvante. Des joueurs comme Casper Ruud, qui a souffert d’une insolation, et Jakub Mensik, terrassé par des crampes après sa victoire, témoignent des défis physiques auxquels les athlètes font face. « C’est insensé de jouer par cette chaleur », a déclaré Mensik après s’être effondré sur le court.
Djokovic, âgé de 39 ans, a exprimé son mécontentement concernant les conditions de jeu. « En Australie, depuis quelques années, on repousse parfois les matchs d’une heure, deux heures ou trois heures pour que la température diminue », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse après sa victoire contre le Français Valentin Royer. Il a ajouté que pour les tournois du Grand Chelem, cela ne devrait pas poser de problème, évoquant la disponibilité de nombreux courts et de la lumière.
Le Serbe a également souligné que la solution ne réside pas uniquement dans la couverture de quelques courts, comme le Philippe-Chatrier et le Suzanne-Lenglen, ce qui serait « injuste ».
Roland-Garros dispose d’un protocole « chaleurs extrêmes » qui repose sur un indicateur prenant en compte plusieurs variables météorologiques, telles que la température de l’air et le taux d’humidité. Ce protocole permet d’accorder une pause de dix minutes aux joueurs et d’interrompre les matchs si un seuil critique est atteint, bien que cela ne soit pas encore le cas à Paris.
Djokovic a conclu en notant que jouer trois heures et demie sur terre battue dans de telles conditions est épuisant, soulignant l’impact de la chaleur sur la performance physique des joueurs.
Source : RMC Sport.
