Donald Trump entretient l’incertitude sur ses intentions en Iran
Donald Trump a déclaré mercredi qu’il n’avait pas encore pris de décision concernant une éventuelle participation des États-Unis aux frappes israéliennes contre l’Iran, affirmant devant la presse : « Je vais peut-être le faire, peut-être pas ».
Lors d’un échange prolongé avec les journalistes sur la pelouse de la Maison Blanche, où il inspectait l’installation d’un mât de drapeau, le président américain a déclaré : « Personne ne sait ce que je vais faire ». Alors que les spéculations sur une participation directe des États-Unis à la guerre entre Israël et l’Iran s’intensifient, Donald Trump a précisé depuis le Bureau ovale qu’il n’avait pas encore pris de décision finale.
Il a ajouté : « J’aime prendre une décision finale une seconde avant la limite », avant de participer à une réunion dans la « Situation Room », la salle de crise où se prennent les décisions militaires sensibles. Trump a également évoqué un choix difficile : « Je ne cherche pas à me battre. Mais si le choix c’est de se battre ou qu’ils aient la bombe nucléaire, il faut faire ce qu’il y a à faire. Et peut-être que nous n’aurons pas à nous battre ».
Interrogé sur une éventuelle chute du pouvoir à Téhéran, il a estimé que cela « pourrait se produire ». Selon le Wall Street Journal, Trump aurait approuvé des plans d’attaque contre l’Iran, mais a choisi de les retenir en attendant de voir si Téhéran modifie son programme nucléaire. Un responsable de la Maison Blanche a indiqué que « toutes les options sont sur la table ».
Par ailleurs, Trump a affirmé que l’Iran avait contacté les États-Unis pour négocier, mais a précisé : « Il y a une grosse différence entre maintenant et il y a une semaine ». L’Iran a rapidement démenti ces affirmations, déclarant qu’aucun responsable n’avait demandé à négocier sous contrainte. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a averti que son pays « ne se rendra jamais » et a mis en garde contre des « dommages irréparables » en cas d’intervention américaine.
Trump a aussi rejeté l’offre de médiation du président russe Vladimir Poutine, préférant que ce dernier s’occupe d’autres conflits avant de revenir à la situation au Moyen-Orient.
Source : AFP
