En Colombie et au Pérou, la victoire des droites et ses limites
Deux élections présidentielles récentes en Colombie et au Pérou illustrent la montée des droites radicales en Amérique latine.
Le 21 juin 2026, Abelardo de la Espriella, représentant du parti Défenseurs de la patrie, a été élu 44e président de la Colombie. Ce scrutin a enregistré un taux de participation de 63 %, le plus élevé depuis 1998. L’écart final entre les deux candidats du second tour a été très serré, avec moins de 1 % des voix séparant De la Espriella de son concurrent Iván Cepeda, candidat du Pacte historique, parti de centre-gauche au pouvoir depuis 2022 sous la présidence de Gustavo Petro. En effet, environ 251 000 suffrages ont fait la différence sur un total de plus de 26 millions de votes.
Au Pérou, Keiko Fujimori, fille de l’ancien président Alberto Fujimori, a vu sa victoire confirmée le 29 juin après un processus de vérification des résultats du second tour qui a duré trois semaines. Lors de l’élection, organisée le 7 juin, elle a affronté Roberto Sanchez, héritier politique de l’ex-président Pedro Castillo, destitué et condamné à onze ans de prison pour « conspiration en vue d’une rébellion ». Fujimori a remporté le scrutin avec 50,13 % des voix (9 223 396 suffrages) contre 49,86 % (9 173 755) pour Sanchez. Bien que le vote soit obligatoire au Pérou, l’écart final n’a été que de 0,13 %, avec moins de 50 000 voix séparant les deux candidats.
Les trajectoires personnelles des deux vainqueurs et leur positionnement au sein du système politique local diffèrent, mais leurs orientations générales se rejoignent. Cette dynamique pourrait avoir des implications significatives sur les politiques économiques et sociales dans ces deux pays, où les attentes des électeurs face aux défis contemporains restent élevées.
Source : Informations basées sur les résultats électoraux récents.
