Canicule et dette climatique : la France est au pied du mur

Canicule et dette climatique : la France au pied du mur

Une nouvelle canicule frappe actuellement la France, mettant en lumière la nécessité urgente d’investissements pour s’adapter aux effets du changement climatique. La ministre de la Transition écologique a évoqué un véritable « mur d’investissements » auquel le pays doit faire face. Ce défi se présente sous la forme d’un double besoin de financement : réduire les émissions de gaz à effet de serre et adapter les modes de vie aux conséquences de ces phénomènes climatiques, tels que canicules, sécheresses, incendies, tempêtes et orages violents.

D’après le rapport Pisani-Ferry-Mahfouz de 2023, les investissements supplémentaires nécessaires pour atténuer le réchauffement climatique s’élèvent à 66 milliards d’euros par an, dont près de la moitié proviendrait de dépenses publiques. Toutefois, ce montant ne prend pas en compte les investissements liés à l’adaptation, comme la climatisation des hôpitaux et des écoles, le déplacement de logements face à l’érosion côtière, ou encore les mes de protection sociale, telles que les congés climatiques pour les travailleurs durant les fortes chaleurs. En tenant compte de toutes ces dépenses, une enveloppe d’environ 100 milliards d’euros par an pourrait être nécessaire pour asr la transition écologique, soit un tiers des dépenses actuelles de santé.

Tout retard dans la mise en œuvre de ces mes ne fait qu’accroître le coût de l’inaction, un concept souvent désigné sous le terme de « dette climatique ». Cette dette représente les conséquences biophysiques de notre inaction jusqu’à présent et souligne l’ampleur des efforts à fournir à l’avenir.

Sources : Rapport Pisani-Ferry-Mahfouz 2023.

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