Il ressuscite un blé disparu pour sauver ses enfants autistes : l’histoire d’un meunier gascon au grand cœur
Le blé rouge de Bordeaux renaît sur les rives de la Garonne. Cultivé par Éric Aphatie, il allie patrimoine agricole et solidarité, finançant une association dédiée à l’autisme lors des Grandes Tablées Gasconnes.
C’est grâce à un recensement des blés publié par Henry de Vilmorin en 1880 que nous connaissons la présence du blé rouge de Bordeaux en Nouvelle-Aquitaine. Appelé aussi blé inversé, il a presque complètement disparu, en raison de son faible rendement, qui atteint environ 2 tonnes par hectare en bio.
Ce blé, mesurant 1,75 m de haut, se couche facilement sous l’effet du vent et de la pluie. Son nom provient de la couleur rouge de ses glumes, semblable à celle du vin de Bordeaux, tandis que sa farine est blanche. D’un point de vue nutritionnel, il est riche en bêtacarotènes.
Sur Montesquieu, à Béquin, Éric Aphatie est un meunier et boulanger engagé. Le blé qu’il produit est moulu à l’ancienne, à la meule de pierre. La farine obtenue, contenant le germe du blé, est plus digeste et offre une richesse aromatique appréciée des chefs cuisiniers.
Éric Aphatie fait face à un défi personnel : ses enfants sont atteints de troubles du spectre de l’autisme (TSA). Pour venir en aide aux enfants touchés par ces troubles, il a fondé l’association Dy-ference. Une petite chienne, Olympe, joue un rôle important en tant que médiatrice.
Pour financer son association, il organise régulièrement un événement au château Pierron à Nérac, baptisé Les Grandes Tablées Gasconnes. Ce rendez-vous gourmand célèbre la gastronomie et le terroir du Sud-Ouest. Lors de cette première édition, prévue pour le 12 juillet à 12 heures, les convives partageront un grand banquet gascon, avec des cuissons en direct sur un brasero.
Éric Aphatie s’engage à préserver le patrimoine agricole tout en valorisant des farines de qualité. Les produits servis lors de cette journée, tels que crêpes, pains et pâtisseries, seront élaborés avec cette farine d’exception.
Source : La Dépêche.
