Pour les émergents, le reflux des prix de l’énergie ne conduira pas à des politiques monétaires assouplies
Depuis le début du mois de mars, une dizaine de banques centrales, notamment en Afrique du Sud et en Indonésie, ont décidé d’augmenter leurs taux directeurs. Selon Julien Marcilly, chef économiste de Global Sovereign Advisory, ces institutions font face à des marges de manœuvre très limitées pour revenir sur ces hausses.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte mondial où le reflux des prix de l’énergie, bien que bénéfique pour certaines économies, ne semble pas suffisant pour inciter les banques centrales à assouplir leur politique monétaire. La nécessité de maintenir des taux d’intérêt élevés est accentuée par des préoccupations persistantes concernant l’inflation et la stabilité économique.
Les banques centrales émergentes, qui ont souvent des défis structurels à surmonter, se retrouvent dans une position délicate. Elles doivent jongler entre la nécessité de soutenir la croissance économique et la lutte contre l’inflation, tout en gardant à l’esprit la volatilité des marchés mondiaux.
La situation actuelle soulève des questions sur la capacité des banques centrales à réagir efficacement aux fluctuations économiques. Les prévisions économiques pour ces régions restent incertaines, et les décisions monétaires futures seront cruciales pour déterminer la trajectoire de la croissance.
Source : Global Sovereign Advisory, 7 juillet 2026.