Élection présidentielle : Marine Le Pen, candidate quoi qu’il en coûte
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National (RN), se retrouve à un tournant crucial de sa carrière politique après sa seconde condamnation. Bien que techniquement éligible pour se présenter à l’élection présidentielle, elle doit jongler avec un pourvoi en cassation qui pourrait suspendre sa peine jusqu’à l’élection. Lors d’un récent entretien, elle a déclaré : « Parce que je suis innocente, et que les Français auront le dernier mot. »
Conciliabule à huis clos
Le jugement rendu par le tribunal a été rapide, ne prenant que quarante minutes, alors que de nombreux observateurs s’attendaient à une longue lecture. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu’à une peine d’inéligibilité de quinze mois, déjà purgée. Ironiquement, cette exécution provisoire lui permet aujourd’hui de redevenir éligible, ayant été libérée depuis le 30 juin dernier.
Sa cheville en sursis ?
Le calendrier électoral se rapproche, et le risque est élevé pour la candidate. Un juriste a expliqué que « l’objectif n’est autre que de gagner du temps », soulignant que le pourvoi devant la Cour de cassation est suspensif, permettant à Marine Le Pen de faire campagne sans bracelet électronique jusqu’à la décision de la plus haute juridiction française.
Cette décision est attendue au début de l’année prochaine. Si elle s’avère défavorable, Marine Le Pen pourrait tenter de faire valoir que l’élection est trop proche pour modifier sa situation, ce qui compliquerait l’intervention du juge d’application des peines.
Malgré les controverses judiciaires, son électorat semble lui rester fidèle. Comme cela fait près de quarante ans, un bulletin Le Pen pourrait encore bien être glissé dans l’urne lors de la prochaine élection présidentielle.
Source : TF1
