Marine Le Pen condamnée, mais éligible à la présidentielle
7 juillet 2026 à 14h36

<p class="duree_lecture"> Durée de lecture : 2 minutes</p>

La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt, mardi 7 juillet, dans le procès en appel des assistants parlementaires européens du Front national. Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis, à une amende de 100 000 euros, et à 45 mois d’inéligibilité, dont 30 mois avec sursis. La peine de prison ferme sera exécutée sous bracelet électronique. La cour a également jugé que les 15 mois d’inéligibilité ferme étaient déjà purgés, cette peine courant depuis le jugement de première instance du 31 mars 2025.

<p>Les juges ont qualifié les faits de détournement de fonds européens de <i>« graves »</i>, en raison de leur durée — plus de onze ans — et des montants en jeu, ainsi que de l’atteinte portée aux institutions européennes. Toutefois, ils ont noté l'absence d'enrichissement personnel de Marine Le Pen. Le Rassemblement national a également été condamné à deux millions d’euros d’amende, dont un million avec sursis, ainsi qu’à un million d’euros de confiscation. Les autres prévenus rejugés en appel, tels que Louis Aliot et Bruno Gollnisch, ont reçu des peines de prison avec sursis, d’amende et/ou d’inéligibilité.</p> <h2 class="spip">Elle disait refuser de faire campagne sous bracelet</h2> <p>Avant le verdict, la présidente du groupe <span class="caps">RN</span> <a target="_blank" href="https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2027/article/2026/07/01/presidentielle-marine-le-pen-refuse-de-faire-campagne-avec-un-bracelet-electronique-et-affirme-ne-pas-avoir-peur-avant-la-decision-de-la-cour-d-appel_6717612_6205049.html?srsltid=AfmBOoo_jbqgi06c9plYVPR8DavUKoc8lKEQZtqzUpX7jrfCBgfjXqpI" class="spip_out" rel="external">avait déclaré</a>, lors d’une <a target="_blank" href="https://www.tf1info.fr/politique/en-direct-presidentielle-2027-marine-le-pen-invitee-du-grand-entretien-ce-mercredi-1er-juillet-2026-21-heures-sur-lci-darius-rochebin-2450474.html" class="spip_out" rel="external">interview</a> sur <span class="caps">LCI</span>, le 1er juillet, qu’elle renoncerait à une candidature à l’élection présidentielle si elle devait faire campagne sous bracelet électronique. <i>« S’il s’agit de m’autoriser à être candidate, mais de m’empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible, »</i> avait-elle affirmé.</p> <p>Si Marine Le Pen décidait de ne pas se présenter, le Rassemblement national envisagerait d’investir un autre candidat, avec Jordan Bardella, président du parti, comme favori. Marine Le Pen a indiqué qu’en cas d’empêchement judiciaire, elle <a target="_blank" href="https://www.leparisien.fr/politique/presidentielle-2027-jordan-bardella-reaffirme-son-total-soutien-a-marine-le-pen-et-espere-bien-la-voir-elue-04-07-2026-KMT4IFQGTVDAFAVSY63TKRXTRY.php" class="spip_out" rel="external">soutiendrait</a> sa candidature. Lors d’un meeting à Liévin le 4 juillet, elle a déclaré : <i>« Si la justice m’interdit de me présenter, c’est avec énergie, conviction et une grande confiance que je soutiendrai tous les jours la candidature de Jordan Bardella. »</i></p>

Source : Le Monde

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