Procès en appel des assistants FN : Un jugement plus clément mais qu’il est difficile d’accepter
Louis Aliot, vice-président du Rassemblement National (RN) et maire de Perpignan, a été condamné en appel ce mardi 7 juillet 2026 à un an de prison et deux ans d’inéligibilité, le tout avec sursis. Cette décision permet à Aliot de conserver son mandat de maire, qu’il a été réélu en mars dernier avec 50,61 % des voix lors du premier tour des municipales.
Le tribunal a jugé Louis Aliot coupable de détournement de fonds européens et de complicité dans cette affaire, assortissant sa condamnation d’une amende de 5.000 euros. Dans un communiqué de presse, Aliot a exprimé son mécontentement vis-à-vis de la décision, la qualifiant de « jugement plus clément » par rapport à la sévérité de la première condamnation, tout en la considérant encore trop sévère et injuste.
Face à cette situation, Aliot a annoncé son intention de se pourvoir en cassation, déclarant : « Je ne peux me satisfaire d’une décision qui ne rétablit pas totalement mon innocence et mon honneur. » Lors de l’audience, le parquet avait requis une peine plus lourde, demandant 18 mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.
Marine Le Pen, présidente du RN, a également été reconnue coupable de détournement de fonds publics européens, avec une peine réduite en appel. Elle est désormais éligible pour la présidentielle de 2027, malgré une amende de 100.000 euros.
Le parti RN, en tant que personne morale, a été condamné à deux millions d’euros d’amende, dont un million avec sursis.
Source : AFP
