Wegovy : des effets indésirables et risques accrus pour les seniors
Les médicaments tels que Wegovy, Ozempic et Mounjaro, qui appartiennent à la classe des analogues et agonistes du GLP-1, suscitent un intérêt croissant en raison de leur efficacité pour la perte de poids. Cependant, leur impact sur les différentes tranches d’âge, notamment les seniors, requiert une attention particulière.
Une étude sur les seniors
Une analyse scientifique récente a examiné l’efficacité du nouveau médicament Zepbound, contenant du tirzépatide, chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Publiée dans la revue Diabetes, Obesity and Metabolism, cette étude a révélé des résultats comparables à ceux observés chez les adultes de moins de 65 ans. En effet, les participants de 65 ans et plus ont enregistré une réduction de poids variant entre 13,9 % et 25,9 %.
Effets secondaires préoccupants
Bien que les taux de nausées, diarrhées et vomissements soient similaires chez les seniors et les adultes plus jeunes, les effets indésirables semblent être plus mal vécus par les personnes âgées. Ces dernières sont environ deux fois plus susceptibles d’interrompre leur traitement en raison de ces effets indésirables. Environ 7 % des participants ont cité des effets gastro-intestinaux comme raison d’arrêt du traitement.
Les conséquences de ces effets indésirables peuvent être particulièrement graves pour les seniors, notamment en raison d’un risque accru de déshydratation, aggravé par une diminution de la sensation de soif.
Risque de fonte musculaire
Les personnes âgées sont souvent confrontées à une diminution de leur masse musculaire, appelée sarcopénie, qui peut nuire à leurs capacités physiques. Les agonistes du GLP-1 pourraient aggraver cette condition, surtout en cas de mauvaise utilisation. Les scientifiques mettent en garde contre la possibilité d’une perte de masse musculaire et osseuse en cas de restriction calorique, ce qui pourrait accroître le risque de fractures et de carences nutritionnelles.
Ainsi, pour les personnes de 65 ans et plus, l’utilisation de médicaments anti-obésité doit viser non seulement à réduire l’indice de masse corporelle, mais également à améliorer la qualité de vie et l’autonomie. De plus, l’arrêt de ces traitements peut entraîner une obésité de rebond, particulièrement néfaste en cas de faible masse musculaire.
Les chercheurs soulignent également le risque accru de chutes associé à la fonte musculaire. Il est donc recommandé de pratiquer des exercices de résistance pour maintenir une masse musculaire adéquate.
Source : Diabetes, Obesity and Metabolism
